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Africaines, Africains,

Chers frères et sœurs du Continent et de la Diaspora,

En ce jour de célébration du 56ème anniversaire de la naissance de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ancêtre de l’Union africaine, je voudrais vous adresser ce message de foi renouvelée en la réalisation de notre vision commune, celle de «l’Afrique que nous Voulons», consignée dans l’Agenda 2063. C’est ici à Addis Abeba que les Chefs d’Etat et de gouvernement ont porté sur   les fonts baptismaux, après de longues journées d’âpres discussions, l’OUA, en présence de 32 pays nouvellement indépendants. Après des siècles de domination, d’oppression, d’asservissement et  d’exploitation esclavagiste, l’Afrique se réveillait et prenait conscience de sa force et de l’impératif de celle-ci : sa dignité dans l’unité.

Africaines, Africains,

Chers frères et sœurs du Continent et de la Diaspora,

En ce jour de célébration du 56ème anniversaire de la naissance de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ancêtre de l’Union africaine, je voudrais vous adresser ce message de foi renouvelée en la réalisation de notre vision commune, celle de «l’Afrique que nous Voulons», consignée dans l’Agenda 2063. C’est ici à Addis Abeba que les Chefs d’Etat et de gouvernement ont porté sur   les fonts baptismaux, après de longues journées d’âpres discussions, l’OUA, en présence de 32 pays nouvellement indépendants. Après des siècles de domination, d’oppression, d’asservissement et  d’exploitation esclavagiste, l’Afrique se réveillait et prenait conscience de sa force et de l’impératif de celle-ci : sa dignité dans l’unité.

C’est l’affirmation solennelle de cet impératif que nous célébrons aujourd’hui. Les défis restent toutefois nombreux pour que l’indépendance et l’unité donnent le meilleur d’elles-mêmes. Elles ne le feraient que si chaque africain les vit en paix,  dans son  accès libre à l’enseignement universel de qualité, à la pleine santé physique et mentale, à un travail décent et rémunérateur, à son épanouissement social et culturel, à la bonne gouvernance démocratique dans le strict respect de ses  droits  fondamentaux.

Nous célébrons ce jour mémorable sous le thème: «Année des réfugiés, des rapatriés et des déplacés internes: pour des solutions durables au déplacement forcé en Afrique». En lui-même, ce thème démontre à suffisance l’acuité de nos défis et l’appel urgent de travailler ensemble pour assurer à tous les citoyens africains le droit inaliénable de vivre libres, dignes et productifs.

Est-il besoin, en ce grand jour, de rappeler le devoir primordial de tous les Etats africains de garantir ces droits fondamentaux inaliénable ? Les organisations humanitaires que je salue et remercie pour l’assistance qu’elles ne cessent d’apporter aux populations africaines refugiées, rapatriées sont appelées à redoubler d’efforts. Aussi, les Etats concernés doivent-ils, dès lors, prendre, dans la dignité et la liberté,  toute la mesure de leurs responsabilités pour créer les conditions idoines de retour dans leurs foyers de tous leurs citoyens. De même, cette occasion est opportune pour remercier les pays d’accueil qui consentent des efforts et des sacrifices remarquables à l’endroit des réfugiés. Je voudrais en même temps rappeler la nécessité pour tous les Etats de sauvegarder les principes inscrits dans la Convention de 1969 sur les aspects spécifiques des réfugiés africains dont ceux du non-refoulement et du partage du fardeau. A cela s’ajoute la convention de l’Union africaine sur l’assistance aux personnes déplacées internes, appelée Convention de Kampala.

Notre Vision commune d’une Afrique unie, intégrée, en paix, prospère, dirigée par ses propres citoyens est l’outil irremplaçable de notre rayonnement sur  la scène internationale. Cette commune vision est aussi l’instrument d’accélération de notre  intégration  à travers un espace africain de liberté, d’opportunités, de progrès et de développement. Notre devoir est de nous attaquer de front à ce paradoxe qui fait de ce continent potentiellement si riche, celui où il y a le plus grand nombre de pays pauvres.

Il est insupportable que nos jeunes, ce  moteur de transformation et de développement, continuent de se jeter par vagues successives dans les embarcations de la mort à travers mers et déserts, faute de projets porteurs d’avenir et d’espoir.

Nous travaillons hardiment à esquisser une telle perspective d’espérance depuis le Sommet extraordinaire de Kigali du 21 mars 2018 sur la Zone de libre-échange continentale. Notre espoir est que l’Afrique en tant que bloc devienne ainsi un grand partenaire incontournable dans le commerce mondial. Parallèlement à ce projet on ne peut plus porteur d’intégration africaine, le protocole sur la libre circulation des personnes et le passeport africain continuent de requérir davantage d’efforts.

Je me félicite  du nombre croissant d’Etats qui ont mis en œuvre des mesures de relaxation de leurs politiques de visa d’entrée aux citoyens africains.  J’exhorte les Etats membres qui ne l’ont pas encore fait à se joindre rapidement à l’accord sur le marché unique de transport aérien en Afrique, un autre projet-phare qui nous mobilise à plus d’un titre.

Chers Compatriotes africains,

La productivité agricole, la transformation locale des matières premières, la diversification des produits, la formation, la valorisation permanente des ressources humaines, l’extension du tissu industriel, un vaste réseau d’infrastructures et l’exploitation du potentiel énergétique  du continent demeurent nos chances de créations d’emplois pour les jeunes, les femmes et le bien-être social  général.

C’est aussi à toutes ces problématiques que la ZLEC cherche à apporter les réponses les plus pertinentes possibles. Son lancement official au Sommet extraordinaire de Niamey, prévu le 7 juillet 2019, marquera une étape importante et décisive sur le chemin de l’Intégration africaine.

Par ailleurs, la réforme institutionnelle ayant accompli des pas décisifs, connaîtra également son point d’orgue au prochain Sommet de coordination dont je souhaite qu’il augure une division harmonieuse de travail  entre le niveau régional et continental.

Dans cet effort collectif, Je voudrais insister tout particulièrement sur le rôle des  acteurs de terrain que sont les organisations de la société civile africaine, de la jeunesse et des femmes qui, au-delà et en plus de l’action des Etats, accomplissent un travail remarquable de sensibilisation et de mobilisation auprès des différentes couches de la population.

Leurs efforts accomplis dans des conditions souvent difficiles, cimentent et renforcent la résilience des populations africaines et  leur emprise sur le façonnement de leur propre destin.

Je vous souhaite une belle fête de la libération de l’Afrique dans la joie, l’unité et l’espoir.

Posted by SitroomCom
Last updated by Limi Mohammed

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