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                                COMMUNQUÉ DE PRESSE

 

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA), en sa 702ème réunion tenue le 19 juillet 2017, a suivi des communications de la Commission de l'UA et de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) sur les opérations de la Force multinationale mixte (FMM) contre le groupe terroriste Boko Haram. Le Conseil a également pris note des déclarations faites par les représentants du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigéria, pays membres de la CBLT, de l'Éthiopie et de l'Égypte, membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies (A3), du Gabon, Président de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), du Togo, Président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l'Union européenne et des Nations unies.

Le Conseil a rappelé ses décisions et prises de positions antérieures sur les activités du groupe terroriste Boko Haram et les efforts visant à le neutraliser, en particulier, le communiqué de presse PSC/PR/BR.(DCLXXX) de sa 680ème réunion tenue le 18 avril 2017, le communiqué [PSC/PR/2.(DCXXXIX)], adopté lors de sa 639ème réunion tenue le 29 novembre 2016 et le communiqué [PSC/AHG/COMM.2 (CDLXXXIV)], adopté lors de sa 484ème réunion tenue le 29 janvier 2015, au niveau des chefs d'État et de Gouvernement, par lequel le Conseil a autorisé le déploiement de la FMM.

 

Le Conseil s'est félicité des progrès importants accomplis par la FMM et les États membres de la CBLT plus le Bénin dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram, permettant ainsi de réduire considérablement les capacités de Boko Haram, qui continue d'être délogé de ses bastions suite aux opérations conjointes successives conduites depuis juin 2016. Le Conseil a noté que, malgré les succès de la FMM, Boko Haram demeure une menace pour les pays de la région et conserve des capacités pour conduire des attaques asymétriques, recruter par la force, se regrouper et frapper des localités isolées ciblées, ainsi que pour mener des attaques suicides. Le Conseil a en outre noté que le groupe Boko Haram est notoirement connu pour le recrutement d’enfants soldats et d’autres formes de recrutement forcé. Le Conseil a fermement condamné les attaques continues du groupe contre des civils innocents, le recrutement de jeunes vulnérables et les violations des droits de l'homme, ainsi que les violences sexuelles à l'encontre des femmes et des jeunes filles, et a fermement averti les auteurs de ces abus et violences qu’ils rendront compte de leurs actions.

 

Le Conseil a rendu hommage aux pays de la CBLT, à savoir le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigéria, plus le Bénin, pour leur ferme engagement et leur coopération en vue de vaincre le groupe terroriste Boko Haram, malgré toutes les contraintes logistiques et financières auxquelles la FMM est confrontée dans la conduite de ses opérations. À cet égard, le Conseil a également  rendu hommage aux vaillants soldats qui ont consenti le sacrifice suprême et a renouvelé ses sincères condoléances à leurs familles et à leurs pays d’origine respectifs. Le Conseil a encouragé les forces  servant sous la FMM à ne pas relâcher dans leurs efforts, jusqu’à ce que Boko Haram soit complètement neutralisé. Le Conseil a reconnu la FMM comme un modèle de référence de coopération multinationale pouvant servir d’autres régions en Afrique et au-delà, afin de venir à bout de défis  sécuritaires similaires.

 

Le Conseil a reconnu le déficit avéré en ressources auquel la FMM est actuellement confrontée dans ses opérations contre Boko Haram, y compris le financement et le manque de capacités aériennes organiques, en particulier pour les opérations offensives. Dans ce contexte, le Conseil s'est félicité des contributions apportées par l'UA et les partenaires pour renforcer les capacités de la FMM, conformément au Protocole d'accord et à l'Accord de mise en œuvre du soutien entre l'UA, les pays du Bassin du Lac Tchad et les pays contributeurs de troupes à la FMM. Le Conseil a également pris note des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'Accord révisé pour la mise en œuvre du soutien (SIA) et du Protocole d'accord entre la Commission de l'UA et les pays contributeurs de troupes à la FMM pour rationaliser le soutien supplémentaire de l'UA à la FMM, ainsi que du Concept d'opérations révisé de la FMM (CONOPs). À cet égard, le Conseil a réaffirmé la nécessité d'une consultation et d'une coordination continues entre l'UA, les partenaires et la FMM, en ce qui concerne la passation des marchés et la fourniture du soutien logistique à la Mission qui doit répondre aux besoins des troupes et aux conditions sur le terrain. Le Conseil a renouvelé son appel aux États membres et aux partenaires pour qu'ils poursuivent et intensifient leur soutien aux efforts déployés par les États membres de la CBLT dans leur lutte contre le groupe terroriste Boko Haram. À cet égard, le Conseil a exprimé sa gratitude à la République arabe d'Egypte pour son engagement à offrir un millier de bourses de formation à des officiers et sous-officiers de la région sahélo-saharienne et s’est félicité de sa décision de créer au Caire, un centre  de lutte contre le terrorisme.

 

Le Conseil a exprimé sa préoccupation face à la situation humanitaire dans la région, en particulier dans le nord-est du Nigéria, résultant de la situation sécuritaire, et a appelé la communauté internationale à apporter l'assistance nécessaire et adaptée aux besoins des personnes affectées dans la région, y compris les nombreux combattants de Boko Haram qui se sont rendus. Le Conseil a souligné la nécessité d'un décaissement rapide des annonces de contribution faites lors de la Conférence humanitaire d'Oslo sur le Nigéria et la région du Bassin du Lac Tchad, tenue le 24 février 2017, en vue d'atténuer la crise humanitaire actuelle dans la région.

 

Le Conseil a réaffirmé l'impératif d'une approche globale dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram, telle que prévue dans son communiqué [PSC/AHG/COMM.2 (CDLXXXIV)] adopté lors de sa 484ème réunion. À cet égard, le Conseil a souligné l'importance de s’attaquer aux causes profondes de l'insurrection de Boko Haram, et, à plus long terme, de compléter l'action militaire par des projets de développement, qui mettent l’accent, entre autres, sur le développement socio-économique des communautés libérées du groupe terroriste Boko Haram, en vue de priver le groupe terroriste de soutien et de recrutement. Dans le même contexte, le Conseil a également souligné la nécessité de disposer de ressources suffisantes pour faciliter la réhabilitation socioéconomique des combattants de Boko Haram qui désertent les rangs du groupe terroriste.

 

Le Conseil attend avec intérêt de recueillir davantage d'informations sur le terrain, tant des populations que des autorités des États membres de la CBLT, lors de la visite qu'il prévoit  d’entreprendre dans les pays de la région, du 27 juillet au 1er  août 2017.

 

Le Conseil a demandé à la Commission, avec le soutien du Secrétariat de la CBLT, de le mettre régulièrement à jour, conformément aux conditions d’élaboration de rapport, tel que stipulé dans le communiqué PSC/AHG/COM.2 (CDLXXXIV) du 29 janvier 2015.

 

Le Conseil a convenu de rester activement saisi de la question.

Posted by Abraham Belayneh
Last updated by Lulit Kebede

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